Digressions philosophiques autour de la notion de justice

La justice, toute valeur la suppose, toute humanité la requiert. Non pas qu’elle tienne lieu de bonheur, mais
aucun bonheur n’en dispense.
Et de suite, une question, type « question du bac » : s’il fallait, pour sauver l’humanité, condamner un innocent,
faudrait-il s’y résigner ?
Personnellement, je réponds « non ». Le jeu n’en vaut pas la chandelle, ou plutôt, ce serait une ignominie. Mais
certains peuvent ne pas partager mon avis.
Si la justice n’est qu’un contrat d’utilité, comme le définit Epicure, ou une maximalisation du bien-être collectif, il
pourrait être juste, pour le bonheur de presque tous, d’en sacrifier quelques-uns, soient-ils innocents, soient-ils
s a n s d é f e n s e .
Or, c’est ce que la justice interdit, ou doit interdire.
Elle vaut mieux et plus que le bien-être ou l’efficacité, et ne saurait, fut-ce pour le bonheur du plus grand
nombre, leur être sacrifiée.

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